GLEN BUXTON : "... I remain the Rebel..."

Aller en bas

GLEN BUXTON : "... I remain the Rebel..."

Message par Halo Of Flies le Sam 23 Aoû - 18:30

GLEN BUXTON
« … I remain the rebel… »

Extrait d’une lettre de Glen adressée à Michael Bruce et datée du 17 octobre 1997



Par Patrick BRZEZINSKI,
avec la collaboration de Janice Buxton, Jeff Jatras et Serge Nadeau
Photos : Jeff Jatras & Janice Buxton




"The Blond Bomber"

Le temps file et aussi incroyable que cela ne puisse paraître, cela fera déjà dix ans que Glen Buxton nous a subitement quitté. Foudroyé par une complication de pneumonie, un monument du rock s’est éteint dans sa 50ème année, un 19 Octobre 1997 dans l’hôpital de la ville de Clarion, IO.

Il est grand temps de rendre l’hommage qu’il convient à celui dont la prodigieuse contribution à permis à une bande d’amis de passer, en seulement quelques années, de la bande d’étudiants faisant de la musique pour épater les filles de la Cortez High School de Phoenix, AZ à l’un des plus grands groupes de la scène rock mondiale des années 70’s : Alice Cooper.



LA NAISSANCE D’UN REBELLE

C’est le 10 Novembre 1947 à l’hôpital d’Akron que voit le jour Glen Edward Buxton. Avec ses parents, Jerry et Tom, et son frère aîné Ken, Glen jouit d’une enfance paisible dans cette petite ville tranquille de l’Ohio. Leur milieu modeste leur fait apprécier les moindres bons moments de la vie, la plupart du temps passés en famille. A l’age de quatre ans, à son grand étonnement, ses parents lui annoncent l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille, sa sœur Janice. Il passe du statut du petit dernier à celui du grand frère avec une petite soeur dont il doit maintenant prendre soin. Une véritable complicité naîtra par la même occasion entre les deux cadets de la famille Buxton. Glen grandit et son caractère de rebelle se forge peu à peu, lui valant quelques problèmes de discipline à l’école ; mais ceux-ci seront vite pardonnés par ses professeurs car il est avant tout un garçon qui a le cœur sur la main.

Comme tout enfant en quête d’identité, il se cherche des modèles dans le monde des stars. Et il y en a une en particulier qui l’attire plus que les autres : James Dean, le rebelle par excellence, deviendra l’icône du petit Glen. Il incarnait à lui seul le mal-être de la jeunesse de l’époque, fumait des cigarettes, conduisait des bolides, bravait les interdits dictés par la société.
Glen prendra également ses repères dans la musique. A cette époque, le Jazz laisse place à un tout nouveau style, beaucoup plus en adéquation avec sa façon d’être : Le rock’n’roll. Ce nouveau son s’accompagne d’une attitude, repousse les limites du conventionnel, explore des voies musicales où personne ne s’est aventuré auparavant. De surplus, Elvis Presley reconnaît que James Dean figure parmi ses influences. Si le monde du cinéma est inabordable pour un gamin de la campagne, celui de la musique peut, quant à lui, tout à fait l’être. Glen l’a compris : c’est un moyen inespéré pour lui de s’exprimer, de s’extérioriser, de matérialiser ce qu’il ressent intimement grâce à un objet auquel les autres seront réceptif. C’est donc avec une grande envie qu’il demandera une guitare comme cadeau pour son onzième anniversaire. Ses parents seront d’accord à la condition qu’il prenne des leçons de musique.


« Un soir, Glen voulu jouer une chanson pour ma mère. Il s’y risqua et elle lui demanda de quelle chanson il s’agissait. Il lui répondit qu’il s’agissait de Daisy or Bicycle Built For Two, un titre très connu à l’époque, mais ma mère ne l’avait pas reconnu car il jouait complètement faux… » - Janice Buxton



LES ANNEES CORTEZ HIGH

En Février 1961, son père qui travaillait pour Goodyear Aerospace, se voit proposer un choix de mutation : l’Allemagne ou Phoenix, AZ. Toute la famille étant native d’Akron, le déménagement est vécu comme un choc pour la famille et on comprendra facilement que Tom préférera l’Arizona à l’Europe. La famille Buxton prend ainsi ses valises pour les poser provisoirement dans une maison louée dans le cartier de Glendale, attendant la fin de la construction de leur nouveau foyer situé à quelques kilomètres de là. La vie de famille se réorganise et alors que Janice prend des cours de trompette, Glen reprend des cours de guitare.
En 1963, ses parents l’inscrivent à la Cortez High School de Phoenix. Glen se métamorphose en adolescent. il adopte une nouvelle coupe de cheveux, celle qu’avait James Dean, et se découvre un nouveau centre d’intérêt : les filles... Pour convoiter les plus beaux spécimens du sexe opposé, il rejoint l’équipe du journal de l’école, le Tip Sheet, en tant que photographe, un bon moyen d’aborder les filles avec le prétexte évident et flatteur que de les mettre à la une d’une rubrique. C’est au sein de ce groupe de journalistes en herbe que Glen fera la connaissance de Vince Furnier, rédacteur plus connu sous le pseudonyme de « Muscles McNasal » dans les colonnes du journal et de Dennis Dunaway. Ces derniers, passionnés d’art, se sont rencontrés alors qu’ils fréquentaient tous deux l’équipe de coureurs de fond de l’école.



«En réalité, nous avions un guitariste, un qui jouait vraiment lorsque nous, nous faisions semblant. Ce gamin s’appelait Glen Buxton et avait le meilleur look du délinquant juvénile de toute l’école. Nous travaillions ensemble au journal de l’école, le Cortez Tip Sheet. Glen était le photographe et j’avais ma propre rubrique appelée « Get Out Of My Hair », que j’écrivais sous la plume de Musles McNazal. Donc, j’appris que Glen et un autre gosse qui s’appelait John Tatum faisaient partie de groupe de surf. Ces deux gars n’étaient pas des athlètes – ils fumaient et se bagarraient. Mais ils savaient également jouer de la guitare. Nous leur avons fait part de notre intention de les faire jouer en arrière scène au Variety Show » - Alice Cooper



DES EARWIGS A l'ALICE COOPER GROUP

C’est à cette même époque de l’Amérique voit arriver la vague déferlante des nouveaux groupes Anglais, tout d’abord avec les Beatles, puis avec les Rolling Stone et les Yardbirds. Tous fascinés par ce style venu d’outre Atlantique, Dennis convint Vince de se mettre tous deux à la musique pour concourir au Talent Show annuel du club des écrivains de l’école au cours duquel ils se déguiseraient et joueraient des morceaux à la Beatles. Un moyen de plus pour devenir le centre d’intérêt de la jante féminine friande de cette musique.
Ils proposent alors à Glen et John Tatum, les seuls sachant jouer d’un instrument, de les accompagner dans l’aventure et enrôlent John Speer, un acolyte des pistes de stade. Chacun trouve sa place et s’octroie un instrument : Glen et John Tatum aux guitares, bien évidemment, John Speer se porte volontaire pour la batterie, ne reste donc que la basse pour Dennis, Vince se voyant plutôt dans le rôle du chanteur. Avec la précieuse aide de Glen, ils répètent et apprennent quelques morceaux des Beatles pour l’occasion. Reste à trouver un nom pour la formation, un nom d’insecte pour le clin d’œil aux Beatles, un insecte pas très sympathique,… Ainsi sont nés les Earwigs (les perce-oreilles) qui, à l’image de leurs interprétations, rendent fou ceux qui les laissent pénétrer dans leurs oreilles.



"Glen, Janice & Ken"

« Glen m’accompagna chez Montgomery Ward et nous en sommes repartis avec cette basse qui s’appelait « Airline bass ». J’allais souvent chez Glen et nous recherchions les notes de nos chansons favorites. Dans les tous premiers moments, nous écoutions Chet Atkins et Les Paul parce qu’ils étaient les idoles de Glen. Le tourne-disques que j’avais à la maison avait un son si horrible que, lorsque que je me mis à apprendre à jouer de la basse, je ne pouvais même pas distinguer les notes. Je ne pouvais pas les distinguer des notes de guitare. Alors j’allais chez Glen et il était celui qui m’apprenait le nom des notes, où elles se trouvaient sur le manche, comment on composait les accords ou encore comment on accordait les guitares, toutes ces choses là. » - Dennis Dunaway


Passant en douzième et dernière position des groupes se produisant ce soir là, ils finissent avec grand étonnement à la seconde place sur le podium ! Cette distinction ne leur est certainement pas donnée pour leur qualité de musiciens amateurs, mais pour celle de leur prestation. Ils deviennent alors les stars de l’école, faisant la une de leur propre journal.


« Nous réalisions que cela devenait sérieux à partir du moment où ils commencèrent à répéter dans notre garage, chaque semaine. C’était le temps où le rock’n’roll envoûtait sans prévenir quiconque voulait jouer de la guitare, en tout cas c’était l’impression que cela donnait. Nous ne nous sommes jamais opposés à ce que Glen ramène ses amis à la maison. Ils étaient toujours les bienvenus. Nous nous sommes toujours intéressés à quoiqu’il fasse. Nous nous fichions qu’ils utilisaient le garage comme lieu de répétitions. Nous étions par contre sensibles au bruit infernal qu’ils faisaient, dans le sens où, les voisins, eux, ne le comprendraient pas. Ils devaient s’arrêter à 9h00 le soir. Nous les autorisions à continuer, à la condition qu’ils se calment. Cela ne durait pas très longtemps et le son montait à chaque fois de plus en plus. Assis dans la maison, vous pouviez savoir que le son montait aux murs qui commençaient à vibrer. Cela nous faisait courir dehors pour dire à chaque fois la même chose : « Baissez un peu ! » » - Tom et Jerry Buxton



"The Nazz : Dennis Dunaway, Vincent Furnier, Michael Bruce, Glen Buxton & John Speer"

Mais je ne vais pas ici vous conter toute la saga qui permit aux jeunes Earwigs de se métamorphoser en Alice Cooper Group, ou encore pour quelles raisons Michael Bruce et Neal Smith rejoignirent le groupe pour remplacer John Speer et John Tatum, comment fut trouvé le nom d’Alice Cooper, etc…, etc…. Faisons plutôt un saut dans le temps pour nous retrouver huit ans plus tard, en 1972.



THE BILLION DOLLAR BABIES

L’Alice Cooper Group compte maintenant quatre albums à leur palmarès. Le titre « I’m Eighteen », dont Glen a composé le riff, les a propulsé sur les radios américaines, néanmoins, il leur manque toujours « LE » morceau qui fera d’eux le symbole de toute une génération et marquera l’histoire du rock à tout jamais.
L’idée est née d’écrire une chanson qui touche tout adolescent; et quoi de mieux que le bonheur d’une cloche qui retentit pour marquer la fin de l’école ? Bien qu’un grand nombre de hits soit né sous la plume de Michael Bruce, cette fois-ci, c’est encore le génie de Glen qui prendra le dessus. Il s’inspire des ricanements poussés par des gamins pour se moquer de quelqu’un ou quelque chose : « Na, Na, Naaaa, Na, Na, Naaaa, Na, Na, Na, Naaaa, Na, Na ». Dès sa sortie, « School’s Out » figure dans le Top 10 des meilleurs hits au USA et se placera en première place en Angleterre. Il deviendra le titre culte du groupe, celui qui de nos jours encore clôture chaque concert d’Alice Cooper.


« Glen a écrit le riff de School’s Out tandis que nous étions à Détroit. Nous nous sommes tous assis en rond et joué avec ces accords. Nous savions que le riff que Glen venait juste de composer était spécial. Ce riff a fait en sorte que tout devienne possible. » - Rockin’ Reggie Vincent




Le groupe est à son apogée, les tournées interminables les emmènent aux quatre coins du monde. Les salles sont combles, les albums se vendent comme des petits pains, les dollars pleuvent, ils surfent sur la vague et tout le monde est à leur pieds : même le célèbre magazine « Forbe » leur consacre sa couverture, les assimilant au modèle du rêve américain. La tournée accompagnant la sortie du monumental Billion Dollar Babies, pressé dans 27 pays, marque le solstice de la renommée du groupe. Avec pas moins de 55 dates en trois mois, le chiffre d’affaire de la tournée frôle les cinq millions de dollars. Leur concert à Sao Paulo devant 158 000 personnes leur vaut l’entrée au Guinness Book of World Records pour le plus grand concert jamais donné en salle.


« La photo promo figurant à l’intérieur de l’album Billion Dollar Babies a été réalisée un matin de très bonne heure à Londre. Après une soirée passée en ville, et moi-même écoutant le bruit de la machine à coudre de Cindy jusqu’à la fin de la nuit le groupe s’est rejoint au studio de David Bailey. Réunir un million de dollars américain en petites coupures était extrêmement difficile. L’argent est arrivé escorté de deux ou trois policiers qui ne portaient même pas d’arme à feu sur eux. En volume, cela représentait beaucoup plus d’argent que nous avions imaginé, donc nous en avons empilé une partie devant nous pour finalement en jeter un peu partout dans la pièce pour donner de l’effet. Lorsque la séance de photos fût terminée, nous étions contraint à attendre pendant que l’argent soit compté. Quelques heures plus tard, les policiers déclarèrent qu’il manquait 20 dollars. Personne n’avoua jusqu’au moment où Glen retira finalement un billet de sa poche de manière à ce que les policiers nous autorisent à rejoindre notre hôtel pour dormir. Plus tard Neal nous a dit qu’il avait vu Glen prendre le billet et tout le monde savait qui l’avait gardé. Il n’avait pas besoin de cet argent, c’était juste Glen. » - Dennis Dunaway


Mais c’est malheureusement souvent avec le succès et l’argent que naissent les polémiques. GB, comme aime à le surnommer affectueusement Rockin’ Reggie Vincent, est le premier à comprendre que l’avenir du groupe lui glisse entre les mains...


Dernière édition par Halo Of Flies le Lun 25 Aoû - 21:00, édité 1 fois
avatar
Halo Of Flies
Chroniqueur de Disgraceland
Chroniqueur de Disgraceland

Masculin
Nombre de messages : 72
Age : 52
Localisation : Centre
Date d'inscription : 21/08/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile

Revenir en haut Aller en bas

Re: GLEN BUXTON : "... I remain the Rebel..."

Message par Halo Of Flies le Sam 23 Aoû - 18:32

LA FIN DES COOPERS

GB est quelqu’un d’entier et l’unique force qui le faisait avancer a toujours été celle de la musique. Il n’était pas qu’un rocker, il vivait le rock. Il était à lui seul l’incarnation idéologique du groupe: simple, direct, provocant, humoristiquement aiguisé, outrageusement rebelle, la liste des adjectifs serait bien trop longue à énumérer. Et en même temps, au fond de lui-même, GB est aussi resté cet adolescent d’Akron, le cœur toujours sur la main.
L’Alice Cooper Group était devenu la caricature de ce qu’il a toujours combattu. Le but initial du groupe qui était de renvoyer au public, de manière provocante, l’image d’une société corrompue par l’argent, la violence et le sexe s’est au fil du temps transformé en: quelle stratégie adopter pour faire plus d’argent ?
GB l’avait compris avant tout le monde, mais sans doute de part sa personnalité à ne pas vouloir créer de conflits, pour ne pas ajouter de l’huile sur le feu, il garda cela pour lui. Glen aimait boire, beaucoup boire, mais il n’était pas alcoolique. Il pouvait, du jour au lendemain, s’abstenir durant de longues périodes sans en éprouver le manque. Il buvait car une bouteille à la main collait merveilleusement bien à l’image de la rock star qu’il était. Souffrant de tout son être et devant supporter en silence de voir le groupe commencer à se déchirer, il trouva un refuge dans l’alcool, pas vraiment pour oublier… mais pour plutôt pour se détruire.
Bon nombre de personnes ont interprété cette attitude comme de l’irresponsabilité, du manque de maturité, lui reprochant même d’être la cause des querelles entre les membres du groupe. Mais GB avait déjà jeté l’éponge depuis longtemps, il savait que le point de non retour avait été franchi et que tout était fini. Sa fuite dans l’alcool n’en était la cause, mais la conséquence malheureuse. Son désespoir était tel qu’il n’a d’ailleurs jamais pris la peine de répondre à ces remarques, à quoi bon… ?
Les membres du groupe se sont séparés en 1974, Alice d’un coté, Michael, Dennis et Neal de l’autre et The Blond Bomber pris une autre voie.



HOME, SWEET HOME !

Glen se retira pour passer de paisibles jours dans sa maison de Greenwich, CT en compagnie de son amie de l’époque, Suzie Aarons. Littéralement écoeuré par l’industrie musicale, lorsque Michael, Dennis et Neal lui proposèrent de les rejoindre au sein de leur toute nouvelle formation, les Billion Dollar Babies, il refusa tout simplement. GB en avait assez d’être sans arrêt sur la route et voulais juste, pour quelques temps, profiter du fruit de son labeur auprès de ceux qui lui était cher.
Il recevait de temps à autre la visite de Dennis avec lequel il jammait dans l’intimité, comme au bon vieux temps, mais l’enthousiasme n’était plus au rendez-vous et ils finissaient par passer beaucoup plus de temps ensemble à discuter qu’à jouer. Sa sœur, Janice, passa d’ailleurs tout l’été 1976 chez lui et l’accompagnait à son passe temps favori : les ventes aux enchères. Glen adorait chiner les antiquités et trouver la perle rare qui manquait à sa collection. Le temps avait repris tout son sens. GB était heureux de retrouver le calme et partager de précieux moments avec ses proches. Il savourait vivre calmement, loin du tourbillon du show business, de ses querelles, de son rythme infernal cadencé par les enregistrements studios, les tournées interminables, les hôtels chaque jour différents, les apparitions dans les médias, répondant toujours et encore les mêmes questions.
Fin des années 70, après sa séparation avec Suzie, Glen retrouva le goût pour la musique. Il jouait occasionnellement avec des groupes locaux, plus en quête de plaisir que de succès. En 1985, il remonta même sur scène pour quelques dates avec une formation originaire de Phoenix. Fait du hasard, lors d’une visite en Arizona où ses parents, son frère et sa sœur étaient toujours installés, Janice le présenta à un des ses amis, Michael Postel, et le courant commença à passer entre eux. Ils regroupèrent alors quelques musiciens pour former Virgin, avec entre autre un ex-petit ami de sa sœur, chanteur et trompettiste. Mais GB ne se plaisait pas à Phoenix et comme il le disait : « Je rêve sans arrêt de jouer, mais j’ai énormément de mal à passer du rêve à la réalité ». En 1990, il décida alors de rejoindre son ami John Stevenson pour l’aider dans sa ferme de l’Iowa et rencontre son nouvel amour : Lorrie Miller. Six ans plus tard, il fait une apparition sur l’album « Lunar Musik » de Ant-Bee et monte Buxton-Flynn avec un de ses amis du Minnesota. Toujours dans le même esprit, le groupe n’aura qu’une très courte durée de vie, jusqu’au jour ou un évènement de taille va venir bouleverser la vie tranquille de Glen.



TRIOMPHE, TRAGEDIE ET PAIX, L’HISTOIRE SE REPETE…

Et qui de mieux que mon ami Jeff Jatras, à l’époque manager de Michael Bruce et initiateur de cet évènement, pour nous narrer les derniers jours de Glen Buxton. Vas-y Jeff, ces quelques lignes sont à toi :

Début 1997, Michael Bruce s'installa à Houston, Texas conformément au contrat qu’il venait de signer avec Torn Ticket Productions. La sortie de son nouveau livre, « No More Mr Nice Guy - The Inside Story Of The Alice Cooper Group », et l'apparition du nouvel Internet, étaient tant de moyens pour Michael pour renouer avec tous ces fans qui se demandaient ce qu’étaient devenus les membres originaux du groupe d'Alice Cooper depuis ces vingt dernières années.
Les groupes créés sur Internet témoignèrent du nouvel intérêt envers les membres et le nouveau site Web de Michael (www.michaelbruce.com) offrit aux fans leur première ré-apparition depuis des décennies. Jusqu’en octobre 1997, les préparatifs furent organisés pour envisager une réunion avec Glen, Michael et Neal, pour la première fois depuis 1974.
Bien que Dennis Dunaway ne puisse faire le déplacement (pour raison de santé) et qu’Alice n’était pas alors en bons termes avec Michael, la réunion de Houston apparaissait néanmoins comme un miracle aux yeux des fans du Cooper Band. Beaucoup d’entre eux firent d’ailleurs le voyage à travers tout le pays pour assister à cet évènement. Les Coopers arrivèrent sur place le 3 Octobre avec, entre autres projets, enregistrer une nouvelle chanson ou deux, ainsi qu’une version retravaillée de « I’m Eighteen ».

Neal Smith est arrivé le premier par avion, accompagné de Richie Scarlet, talentueux guitariste et producteur. Richie, qui a joué avec Ace Frehley et Sebastian Bach, était alors bassiste pour Leslie West dans le groupe légendaire 'Mountain'. En tant que grand fan de l’Alice Cooper Group, Richie était le choix parfait pour assurer la basse avec les Coopers.
Après avoir laissé Neal et Michael chez moi, Richie alla récupérer Glen à l'aéroport. "Hi, faggot", sourit Neal à Glen en voyant son vieux camarade de guerre passer la porte d'entrée. L'humeur était si détendue et si joyeuse que les Coopers passèrent toute la soirée à se raconter leurs vingt dernières années, impatients de passer ensemble les dix prochains jours durant lesquels devaient se succéder répétitions, enregistrements, émissions de radio et autres évènements en direct.

La première soirée s’est déroulée au Hard Rock Café de Houston. Alors que le groupe franchissait la porte, Neal remarqua l’étoile indiquant "Alice Cooper" sur le seuil. En jetant un œil vers le bas en direction de l’étoile, Michael souligna qu’il se fichait de ce que les gens pouvaient bien penser, que l'étoile n'était pas juste destinée à Alice, mais bien pour eux. Glen se mis alors à quatre pattes sur le sol pour mieux saluer l'étoile. À l'intérieur, la direction du Hard rock s'est avérée être des hôtes très attentionnés et de nombreux membres du personnel apportèrent des menus du Hard Rock Café à leur table pour les leur faire signer.

Leur première intervention publique était en tant qu’invités à une convention du disque locale pour dédicacer albums d'Alice Cooper et photos. Les fans, extasiés par l’idée de rencontrer les Coopers, faisaient la queue pour se faire prendre en photo avec ces légendes du rock. A plusieurs reprises, Glen faisait remarquer combien il était étonné d’être si bien reconnu après toutes ces années et combien il aimait faire des dédicaces ou être photographié avec ses fans.

"GB & Neal Smith @ Houston show"

Ce jour là, le déjeuner à eu lieu dans un restaurant chinois. Glen se mit à sucer l'oeil d'un poisson qu’il avait dans son assiette ; assis à coté de lui, Richie Scarlet, qui avait une sainte horreur des fruits de mer, se leva subitement de table, à la limite de vomir : Glen était un provocateur, aussi bien en privé que sur scène.
Durant la convention, les représentants de la radio KLOL (à l’époque la plus grande station rock de Houston), proposèrent de les accueillir pour offrir une émission matinale en direct à plus de 400,000 auditeurs, un événement qui eu lieu le 10 octobre au club de Billy Blues dans l’émission de Pruitt et Stevens. Avec l'émission radio au Billy Blues et leur récente décision de faire un concert au club Area 51 de Houston le 12 octobre, les répétitions devinrent la priorité pour travailler au mieux les morceaux.
Pour la promo du spectacle de l’Area 51, Torn Ticket organisa ce qui deviendra plus tard la célèbre séance de photos appelée "Bikes ‘N Babes". Michael avait récemment vu une compilation CD de chansons rock classiques destinée aux Easy Riders. C’est de là qu’est venue l'idée d'une photo des Coopers au beau milieu d’un décor typiquement américain : des filles, des motos et du rock 'n' roll. Une des filles était un superbe modèle de dix-sept ans nommé Heidi Heidelberg. Avec en fond un immense drapeau américain, le photographe local Dave Lovelace immortalisa la session.


"GB & Heidi Heidelberg @ Bikes'n'Babes photos session"

Glen, Michael et Neal ont passé les jours suivants à répéter aux Studios Bundrick. Les chansons comme « Be My Lover » et « School’s Out » ont été bouclée rapidement, comme si la dernière fois qu’ils les avaient joué ensemble remontait à seulement une semaine au lieu de vingt-trois ans.
Cependant, comme Michael avait joué sur scène toute l'année alors que Glen avait passé son temps à composer de nouveaux titres pour le groupe Buxton/Flynn, ce dernier avait besoin de plus de temps pour maîtriser les vieux tubes. La tension montait alors de temps en temps entre Glen et Michael au sujet du temps consacré aux répétitions. En plus, les deux guitaristes s'étaient, au cours des années, un peu habitués à jouer les mêmes parties. "Ce Michael Bruce, il empiète toujours sur mes solos!" se plaignait Glen, frustré, avant de donner un coup de pied dans un ampli. Mais cela n’a que peu enrayé la bonne ambiance et les nuits défilaient à se rappeler du bon vieux temps en regardant la télé et en buvant de la bière. Glen aimait rester éveiller tard pour regarder ‘Nickelodeon’ à la télé avec ses rediffusions de ' Leave It To Beaver ' et ' I love Lucy '. Glen avait d’ailleurs surnommé Michael Bruce 'Lumpy'.
Neal était celui qui semblait le plus conscient de la précieuse particularité du moment. Lui et Laurie Jatras, ma femme, étaient d’ailleurs ceux qui gardaient l’œil le plus vigilant sur Glen. A presque 50 ans, Glen Buxton avait passé tant d'années à contraindre son corps à absorber des substances diverses et de l'alcool et, malgré qu’il ait assuré lors des répétitions et fut très bavard la nuit dernière, son comportement délicat traduisait une certaine fragilité malgré son age.
Glen ne parla pas du fait que, de retour dans l'Iowa, il représentait un challenge pour ses docteurs à qui il a fallu des années pour comprendre ses complexes troubles médicaux. Ainsi quand, vers la fin du voyage, Glen se plaignit d'un léger mal dans sa poitrine, nous avons suggéré qu'il aille consulter dans une clinique locale. Mais Glen refusa, prétextant au lieu de cela que comme il serait bientôt de retour dans l'Iowa, il était injustifié de voir quelqu'un de nouveau, ignorant ces antécédents et avec qui il aurait du tout reprendre à zéro.
Après cela, comme personne n’en reparla, l'attention de chacun se tourna sur leur première apparition live depuis les années Cooper : l'émission en direct de la radio au Billy Blues.

Le spectacle était prévu pour 7h30, ce qui signifiait que le groupe se devait d'arriver sur place vers 6h00. La veille au soir, Glen était si nerveux que je m’en inquiétais et pensais que Glen pourrait ne pas être capable de jouer. Neal fit remarquer que dans l'histoire du groupe, Glen n'avait jamais manqué un show et qu'il était 100 % fiable.
Ainsi, malgré le peu de sommeil à cause du rythme donné par tant de longues répétitions et de soirées sans fin, et avec le sentiment d’être rongé par un mal étrange, Glen était tout de même debout et prêt dès l'aube et semblait même sentir ses forces décupler au fur et à mesure que l’heure du concert s’approchait.
L'atmosphère était surréaliste avec des micros partout, des personnalités de la radio, et même des vedettes du monde du sport. Les flyers pour le concert à l’Area 51 avaient été disposés un peu partout et beaucoup d'entre eux, une fois signés par les membres désignés comme « les Légendes du Rock du groupe original d'Alice Cooper », devirent instantanément des pièces de collection.
Au Billy Blues, Le Stevens et Pruitt Show se transforma en un mini-concert de cinq titres et démarra comme sur les chapeaux de roues dès premières notes de « Hello Hourray » pour finir sur les dernières de « School’s Out ». S’en suivirent des interviews, une annonce des gagnants d’une tombola par des filles à moitié nues, un défilé de participants déguisés pour un concours de sosies des membres d’Aerosmith et de nombreuses bières matinales. Une fois l’émission terminée, la plupart des participants restèrent pour assister à une répétition en préparation du concert de l’Area 51.

D’un autre coté, la fiancée de Glen, Lorrie Miller, qui était restée dans l’Iowa, lui manquait déjà. Glen et Lorrie se mariaient en novembre et Glen était impatient de la revoir à nouveau. Il voulait lui ramener quelque chose en souvenir de Houston et choisit finalement une paire de colliers avec des coeurs jumeaux, cette sorte de pendentif avec un coeur brisé en deux, un côté sur une chaîne pour lui et l'autre coté sur une autre chaîne pour Lorrie.
De retour au volant de la voiture, Glen chantait « Sun Arise », en changeant les paroles comme s’il parlait de vampires : "Some arise, some don't…Some arise, some don’t …". Glen s’amusait comme un fou.

La nuit précédant le concert à l’Area 51, le groupe alla voir Aerosmith qui se produisait live au Summit, une salle de Houston qui compte plus de 18,000 places. La veille, le road manager d'Aerosmith, James Ayer, avait entendu dire que les Coopers étaient en ville et il leur offrit des places au premier rang du balcon pour assister au concert. A un moment au cours de la soirée, Glen trébucha dans un escalier et se tordit la cheville. Quoique sans gravité, il eut évidemment mal durant le reste de la soirée et Neal Smith, son inséparable compagnon, lui servit de béquille. A un moment, Glen regarda autour de lui la salle comble et dit : "c'était notre public avant". Beaucoup de fans avaient reconnu les Coopers et furent ravis de les rencontrer.


Dernière édition par Halo Of Flies le Lun 25 Aoû - 21:06, édité 1 fois
avatar
Halo Of Flies
Chroniqueur de Disgraceland
Chroniqueur de Disgraceland

Masculin
Nombre de messages : 72
Age : 52
Localisation : Centre
Date d'inscription : 21/08/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile

Revenir en haut Aller en bas

Re: GLEN BUXTON : "... I remain the Rebel..."

Message par Halo Of Flies le Sam 23 Aoû - 18:34

Le 12 octobre 1997, « The Rock Legends » donnèrent leur seul et véritable concert. Plus tôt dans la journée, on annonça que le chanteur de Country John Denver était mort dans un accident d'avion. Glen fit remarquer : "c’est peut-être aujourd'hui un bon jour pour mourir… mais pas pour moi". Tandis que le groupe jouait quelques notes durant la balance, la foule grandissait à l'extérieur. Le lieu commença à se remplir alors que la première partie débutait : un guitariste du coin qui se faisait appeler 'M. Sinister' chauffa la foule.
Quand les Coopers montèrent finalement sur scène, ils restèrent d’abord juste immobiles en souriant, observant leurs fans, savourant les acclamations et posant pour les photos tandis que les flash fusaient tout autour d'eux. Lorsque la musique commença la foule déferla au premier rang. Sur scène, durant « I’m Eighteen », « Be My Lover », « Desperado » et « School’s Out », Glen était vraiment frais comme un gardon, comme chez lui, de nouveau devant son public comme au bon vieux temps. Pendant et après le concert, les fans l’acclamait : « GB ! GB ! GB ! »
Glen et Michael ayant des styles complètement différents, ils avaient coutume de mêler parfaitement leurs sons respectifs, comme de l'huile et du vinaigre. Ce soir n'était pas une exception. Pour la première fois après toutes ces années, ils étaient de nouveau ensemble, sur scène. Michael fit un superbe travail pour couvrir certains passages que Glen n'avait tout simplement pas eu assez de temps pour préparer.
Ils échangèrent complètement leurs lignes sur « Desperado », Michael jouant la partie soliste. Glen quémanda et on lui donna à un micro pour qu’il puisse chanter et parler au public. Ce concert étant certainement le premier d’une longue série à venir, la soirée ressemblait plus à une première expérience, un essai, sans stress et sans préjugé.
En plus des morceaux travaillés en répétition, Michael enchaîna avec une version improvisée de « Titanic Overture » et Neal Smith surprit tout le monde en entamant un long solo de batterie en plein milieu de « Muscle Of Love » qui stupéfia tant le public que le groupe. Glen improvisa une nouvelle ligne de guitare sur le morceau, avec ce style qui lui est propre, créant une nouvelle version digne du fameux tandem Michael Bruce/Glen Buxton de l’époque.
Aussi, après la setlist prévue, le groupe joua un impromptu « Hard Hearted Alice », ainsi qu’une reprise du classique « Train Kept A Rolling’ ». Plus tard, Michael et Glen firent un bœuf sur scène avec les membres du groupe de la première partie, rejoints même par quelques gens du public, et la musique continua tard dans la nuit.


"GB, Richie Scarlet & Neal Smith @ Area 51, Houton"

Le matin suivant, le 13 octobre, Glen fût le premièr à partir, attrapant un premier vol à l'Aéroport Hobby. Tout le monde était énormément optimiste, excité par le succès et les projets. Mais comme les dix jours touchaient à leur fin, les membres du groupe reprirent leurs chemins respectifs.
Avec ces événements à leur actif après tant d'années passées seuls, chacun dans leur coin, ils reparlaient de nouveaux projets, de projets auxquels viendrait se joindre Dennis, et Alice aussi sans aucun doute. Tout allait si bien.

Glen Edouard Buxton est mort le matin du 19 octobre 1997, une semaine après le concert donné à l’Area 51. Peu avant, durant la nuit, Lorrie Miller, rentrait à la maison et retrouvait Glen couché sur le lit. Elle appela rapidement une ambulance. Glen fût alors transporté d’urgence à l'hôpital mais une infection due à une pneumonie avait atteint le cœur : Glen nous avait quitté. Tandis que la nouvelle vint aux oreilles d’Alice, Michael, Neal, Dennis et à celles des fans qui avaient assisté au concert ou eu connaissance de la récente réunion grâce à Internet, le triomphe avait tourné en tragédie. A Clarion, où eurent lieu les préparatifs pour l’enterrement de Glen, des cartes et des fleurs affluèrent des quatre coins du pays.


"John Speer, Michael Bruce, Jeff Jatras & Neal Smith"

Quelques jours plus tard, le groupe se donna rendez-vous à l'hôtel Iron Horse de Clarion.
C'était un jour glacial d'octobre. En fait, il avait fait froid tout le mois, même à Houston. Et maintenant, ils étaient là, de nouveau réunis, si rapidement, cette fois ci pour lui faire leurs derniers adieux. Les parents de Glen, sa soeur Janice, son frère Ken et ses autres ‘’frères’’ du Alice Cooper Group : Michael, Neal et Dennis. Reggie Vinson était là aussi, de proches amis, Mike Flynn et Mike Stevenson, et de nombreux autres venus d'à travers le pays. Dans l'église de Clarion, Glen reposait solennellement dans un cercueil ouvert entouré de fleurs venant des quatres coins du monde. Dans le cercueil, Glen portait une broche en métal représentant Alice Cooper (the screaming skull). Il portait également le pendentif représentant la moitié d’un coeur brisé qu'il avait ramené de Houston. Lorrie portait l'autre moitié, sa moitié. Après la cérémonie, Tout le monde se retrouva dans un restaurant en périphérie de Clarion, consient que, sauf fait exceptionnel, ils ne se reverraient pas de nouveau d’ici tôt. Les adresses furent échangées ; on se remémorait des histoires au sujet de Glen, de l’époque du Alice Cooper Group, des événements de ces dernières semaines ; on racontait combien Glen avait savouré les retrouvailles avec ses vieux amis, avait eu plaisir à rejouer de la musique avec eux ; Comment il aimait de nouveau à se projeter dans l'avenir. Plus tard durant cette nuit, au Iron Horse, alors que le vent froid soufflait à travers la plaine de l'Iowa, Michael Bruce confessa son malaise à l’idée que Glen, lui, était toujours là-bas, seul au beau milieu de la nuit.

L’idée du premier Week-End en mémoire de Glen Buxton a germé dans l’esprit de deux amis de longue date, Paul Brenton et Bill Risoli, alors qu’ils rassemblaient des fonds pour dresser la pierre tombale de Glen. Des dons destinés à financer la stèle arrivèrent de toute part. Cela se déroula le week-end du 7 au 9 août 1998 à Clairon. Le nouveau « Michael Bruce Group », alors en tournée, s’organisa pour être dans le secteur afin d’assister à l’évènement et donna un concert en l'honneur de Glen. De nouveau, la famille, de nombreux fans et des amis affluèrent d'à travers le pays, cette fois pour la célébrer la vie d’ "un véritable rock 'n' roll rebelle", comme l’appelait Alice. Par contraste avec les obsèques, cette cérémonie se déroula une chaude journée d'été. Alors que Michael Bruce, Neal Smith et John Speer, le batteur original des ‘ Spiders ‘, contemplaient la sépulture, le drap la recouvrant fût ôté de la pierre pour révéler une reproduction spectaculaire, taillée dans le marbre, de la couverture de « School’s Out » : un chef-d'œuvre gravé des premières notes de la célèbre chanson, symbolisant la plus prestigieuse contribution de Glen pour l’histoire de la Musique et l’un des riffs les plus connus dans l’histoire du rock'n'roll. Y figuraient également taillées dans la pierre les mêmes initiales que celles gravées sur le bureau servant de pochette pour l'album, avec en plus "LR" pour Lorrie Miller. Michael Bruce, admirant la pierre se tourna vers Heidi et lui dit : "Hé, j’ai mon nom sur cette pierre tombale !" Malgré cela, chacun reconnut que c'était qu’elle était magnifique.



Cette nuit là, au bar Sick Willie, la musique du Alice Cooper Group s’éleva dans le ciel de Clarion, Iowa. Torn Ticket édita même un court métrage vidéo inédit du dernier concert de Glen et des performances live qui s’enchaînèrent tout au long de cette nuit, avec notamment : « Michel Bruce Group », Neal Smith et les musiciens du groupe dans lequel jouait Glen dans l'Iowa et l'Arizona. La fête continua jusqu’au beau matin au Iron Horse et finalement, pour la première fois, tous ceux qui l'avait aimé purent lui dire au revoir de la manière dont Glen l’aurait voulue, non pas avec tristesse et regret, mais en faisant une grande fête dans une petite ville appelée Clarion, où après tant d’années tourmentées, Glen Buxton avait finalement trouvé la paix, chez lui.




Plutôt que d’épiloguer, je souhaite vous faire partager un moment intime avec GB : le contenu d’une lettre écrite pour Michael Bruce le 17 octobre 1997 et qui n’arriva jamais à son destinataire…





Dernière édition par Halo Of Flies le Lun 25 Aoû - 21:47, édité 1 fois
avatar
Halo Of Flies
Chroniqueur de Disgraceland
Chroniqueur de Disgraceland

Masculin
Nombre de messages : 72
Age : 52
Localisation : Centre
Date d'inscription : 21/08/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile

Revenir en haut Aller en bas

Re: GLEN BUXTON : "... I remain the Rebel..."

Message par The Shadow Muse le Sam 23 Aoû - 19:40

Merci pour ce formidable article et bienvenue dans le staff.

_________________
The Shadow Muse
★ Rσsα Vөяagıиε Sυbмэrsα. ★ - ♪ Sent you to tears when pride first seized my womb. ♪




MySpace de Along Came Alice Cooper
avatar
The Shadow Muse
Maîtresse du Sanctuaire
Maîtresse du Sanctuaire

Féminin
Nombre de messages : 731
Age : 28
Localisation : Dans du Formaldehyde.
Emploi/loisirs : Arts, Nature, Enfance, Mots, Imagination, Penser, Rêver, Dysfonctionnement Mental.
Date d'inscription : 07/05/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://www.alicecooper.1fr1.net

Revenir en haut Aller en bas

Re: GLEN BUXTON : "... I remain the Rebel..."

Message par Hisha le Sam 23 Aoû - 20:20

Merci beaucoup! Smile Très bon article Wink
avatar
Hisha

Féminin
Nombre de messages : 292
Age : 26
Localisation : sur la toile...
Emploi/loisirs : lecture, écriture, musique
Humeur : mouais
Date d'inscription : 02/08/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://hysha.skyrock.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: GLEN BUXTON : "... I remain the Rebel..."

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum